Marathon de Berlin 2012!

imageMon objectif pour l’année 2012 était de descendre sous les 3 heures sur marathon.

Pour l’atteindre, j’avais programmé deux marathons : le premier à Paris au printemps et le second à Berlin à l’automne.

Ayant atteint mon objectif à Paris en 2h59mn34s, la principale difficulté pour préparer le Marathon de Berlin est la motivation.

En effet, après le Marathon de Paris, je me suis principalement entrainé en nature pour préparer des trails et notamment le marathon du Mont Blanc.

Reprendre un plan Marathon début août pendant les vacances est pas évident, mais je réussis à suivre un plan en 9 semaines avec une semaine parenthèse en montagne dans les Pyrénées.

Pendant cette semaine, j’ai profité à fond de la montagne en ne faisant que de la rando course sur 145 km. Pas vraiment du spécifique marathon, mais cela ne doit pas être trop mauvais pour le foncier !

Le plan se déroule normalement jusqu’à l’avant dernière semaine où une veille douleur musculaire au mollet se réveille. Je décide alors de lever le pied et supprime une séance de VMA trop risquée et ne programme sur la dernière semaine que deux petits footings de 10 km. Priorité à la récupération.

J’arrive à Berlin le samedi après-midi et vais chercher mon dossard en slalomant entre nombreux stands de running sans m’arrêter, car si je commence à me balader les jambes vont fatiguer…

Retour à l’hôtel vers 18h00, préparation des affaires pour le lendemain et l’habituel resto pâtes vers 20h00.

Contrairement aux marathons précédents, je ne ressens aucun stress et cela me permet de passer une bonne nuit. Réveil à 5 heures, gatosport et direction la ligne de départ en marchant pour réveiller le runner.

Enfin me voilà dans le SAS des moins de 3 heures. J’adore ce moment où je ressens l’émotion collective de 40 000 runners heureux d’être là, ensemble.

Les musiques font monter la tension quelques minutes avant le départ et je frisonne de plaisir et je sens mes muscles près à bondir. L’envie d’en découdre est là et ma motivation est renforcée par tous les messages d’encouragement que j’ai reçu, notamment des membres du site Esprit Running et de ma famille.

Le départ est donné… c’est parti ! Le départ n’est pas très fluide, car il y a énormément de monde y compris dans les SAS des moins de 3 heures. Berlin est réputé pour sa rapidité et c’est vrai que le marathon est très plat… Par contre, on oublie de dire qu’il y a beaucoup de coureurs qui viennent tenter les moins de 3 heures et qu’en conséquence la course n’est pas très fluide. Il faut être très attentif sur ces premiers kilomètres, car il faut éviter les coureurs trop lents qui ont : soit obtenu un dossard préférentiel, soit menti sur leur temps. C’est idiot, c’est dangereux pour eux et c’est énervant pour les autres.

Le premier km est donc un peu lent, mais cela me convient, car cela évite de surconsommer ses calories et remplace l’absence d’échauffement.

Dès le troisième km, le petit retard est rattrapé et je passe au 5ème km en 21’13 ». Je ne me sens bien qu’après une dizaine de km, donc il me faut gérer ses premiers efforts sans forcer, en recherchant les économies d’énergie maximales.

Passage au 10ème km en 42’22 », une vraie montre suisse. Jusqu’au semi-marathon, je tiens ce rythme, sans aucun problème et je me dis que l’entraînement paye. Temps au semi : 1h29mn33s, je suis dans les temps et même un peu en avance sur mon record. C’est bon pour le moral et à ce moment là je n’ai qu’une idée en tête, rester concentré, garder ce rythme et ne pas faire d’erreur.

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Les ballons des 3 heures sont à une centaine de mètres devant moi depuis le départ. Ils sont donc sur un rythme un peu rapide. Les voir juste devant moi jusqu’à la mi-course m’a rassuré, mais maintenant cela m’énerve… Je décide de les dépasser, ce que je réussis à faire en accélérant progressivement sur 2 ou 3 km.

Les kilomètres défilent, je suis toujours bien et j’ai la chance de faire un petit bout de chemin avec deux jolies runneuses avec de très belles… foulées. Je passe au 30ème km en 2h07mn conformément au rythme prévu, malgré des ralentissements aux ravitaillements. Je perds en effet quelques secondes à chaque plein, car les tables ne sont positionnées que d’un seul côté et sur une courte longueur. Il faut fortement ralentir, prendre son verre en plastique (eh oui, pas de bouteille), s’arrêter pour boire, car il est impossible de boire autrement… Vraiment pas digne d’un grand marathon comme Berlin. On peut estimer la perte de temps à près de 30 secondes au total, j’y ajoute un vrai risque de chute.

 Vers le 30ème km, un speaker est présent et crie mon nom à mon passage… Assez surprenant, mais sympa ! Jusqu’au 37ème, je continue sur le rythme prévu sans voir le mur. Ce qui est un comble à Berlin ah ah ah…

Un seul incident à ce moment là : mon dossard se décroche, ce qui m’oblige à m’arrêter 15 secondes pour le raccrocher… C’est rageant, mais je garde mon calme même si j’ai perdu mon avance sur mon temps de référence (pour info, au Marathon de Berlin, il faut toujours mettre sa puce sur sa chaussure…).

Je passe au 40ème km en 2h50mn et si je veux battre mon record : il va falloir y aller à fond !

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C’est parti pour le dernier sprint… J’adore ce moment de fin de marathon lorsque les jambes répondent et où vous doublez un maximum de coureurs qui sont eux plutôt en train de ralentir.

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J’aperçois la porte de Brandeburg et jette toutes mes dernières forces… Je passe en dessous et là surprise! Il reste 200 mètres ! Que je finis quasiment sans respirer… Ma montre affiche 2h59mn05 secondes.

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Record battu de 29 secondes et je réussis mon premier negative split à une seconde près : 1h29mn33s au premier semi et 1h29mn32s sur le deuxième semi.

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Objectif atteint, beaucoup de bonheur, de superbes sensations. Vraiment une belle journée !

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