Trail des Ecrins 

Quand tu t’aperçois que tu n’as pas tous tes points pour la diagonale des fous et qu’il te reste 15 jours pour aller les chercher…tu passes en revue tous les trails jusqu’à fin juin…et tu te retrouves inscrit sur la Trans Ecrins : 57 kms et 3300 m de D+. Pour la diagonale il faut dépasser les 85 points sur 2 courses : 57 +33 = 90 : lck22 e compte est bon .De toute façon, il est temps d’accélérer l’entraînement et une première course de préparation qui fait exactement 1/3 du parcours de la Diagonale est un bon moyen de se tester.


Me voilà donc à 6 h du matin, sur la ligne de départ à l’Argentiere la Bessée.


La Trans Ecrins consiste à enchaîner les 2 parcours de trails du jour : le premier fait 23 kms et le second 34 kms.

Je pars en me positionnant en queue de peloton ce qui me permet de m’échauffer à mon rythme. L’objectif du jour est de gérer au mieux l’effort au vu du profil de la course et de la chaleur annoncée. 

Très vite le premier col se présente et je le monte en rythme sans forcer sans me mettre dans le rouge. 


Le parcours est en grande partie dans les forêts à l’ombre. Un vrai . bonheur avec des paysages magnifiques.


On enchaine avec un second col et on redescend sur Vallouise. La barrière horaire est à 10h30 et j’arrive vers 10h00. Je sors la casquette, je me tartine de crème solaire et je refais les niveaux…car pas de ravitaillement solide avant le 46 eme km!

C’est reparti pour la deuxième partie avec la montée du col de Vallouise : 1400 m de D+ sur un peu moins de 10 kms…en plein soleil. Je me mets en mode débranche ton cerveau et go! J’ai pris les bâtons et je ne le regrette pas…En montée, je remonte plutôt des coureurs ce qui est plutôt motivant.


Les premiers névés apparaissent ce qui est bon signe car le sommet approche. 


J’envie ce chien qui a trouvé la solution pour se rafraîchir.


Je profite de quelques pauses pour admirer le grand spectacle de la montagne.

Je repars assez vite après une petite pause au sommet car je suis un peu inquiet pour la prochaine barrière horaire…ce sera effectivement chaud car je frôlerais la barrière à 20 minutes près…mais ça passe. 

Allez, c’est reparti pour l’ascension du col de la Pisse. 


Moins long mais avec moins de fraicheur physique donc il faut puiser un peu dans ses réserves mentales. Le panorama en haut me rappelle pourquoi j’accepte d’en baver sur des parcours montagnards.


Une longue descente est maintenant au programme sur 10 kms…avant le dernier ravitaillement. Il fait chaud et je rêve de quartiers d’orange…une vraie envie de femme enceinte…

La descente est à flanc de montagne et le sentier n peu compliqué…je marche beaucoup et une belle traileuse descend à fond en courant…gloups…pas bon pour mon ego.

Après quelques kms, mes jambes reviennent et je mets à trottiner puis à courir. C’est bon d’avancer à ce rythme et je rattrape la traileuse qui a un coup de moins bien. 

Le ravitaillement arrive enfin. Je me goinfre de quartier d’orange, une vraie orgie.

Il reste 10 kms quasiment plat le long d’une rivière. Les jambes sont un peu entamées et les cuisses bien gonflées d’acide lactique. Donc là soit tu marches et tu mettras plus de 2 heures ou tu cours et tu acceptes d’avoir mal pour en finir plus rapidement. Je choisis le mode course en retrouvant les sensations de fin d’ultra.


Je franchis la ligne d’arrivée après 11h50 de course. 

Le chrono est sans importance car l’objectif était de gérer au mieux l’effort et là c’est plutôt satisfaisant.

Ma préparation spécifique pour la diagonale des fous est lancée et il va maintenant falloir accélérer un peu la montée en puissance.

La vallée de Papenoo

L’après-midi s’annonce ensoleillée et je me lance sur la randonnée de la vallée de Papenoo.Les premiers kilomètres suivent une poste 4×4 sans difficulté ce qui permet d’admirer le paysage magnifique avec des cascades dans tous les coins de la vallée.


Puis, un panneau indique le début d’un chemin de randonnée avec 10 passages à gué pour atteindre un sommet à 2000 mètres.

Il a pas mal plu le matin et ça dégouline de partout…je vais être prudent car plusieurs randonneurs sont décédés sur ce parcours au mois d’avril suite à une coulée d’eau.


La balade est très belle mais sur les passages à gué je ne suis pas très à l’aise car peu habitué à ce type d’obstacle.


Sur le premier, je retire mes chaussures…puis j’abandonne l’idée en traversant avec mes chaussures aux pieds.

Au 4 ème gué, je frôle le plongeon en plein milieu du ruisseau…et il est temps de faite demi-tour car la nuit tombe tôt ici vers 18 heures.

Encore une belle promenade aventureuse que j’aurai aimé partager avec un compagnon de route.

Au sommet du paradis

Sur l’île paradisiaque de Maupiti, il y a un superbe lagon, de belles plages 



et…un sommet panoramique.
La vue se mérite : 1,3 km de montée avec 350 de D+ .

Dans la première partie, du classique sentier des îles : racines, cailloux, terre glissante…


Sur la deuxième partie, beaucoup plus drôle, il faut se hisser à l’aide de cordes. 


Et en haut, la récompense : debout sur le rocher tu admires un panorama sublime. 


Normalement, je contemple un paysage 5 mn…là je vais rester une heure.

Je monterai 4 fois ce sommet en 3 jours, 2 fois avec le grand soleil, une fois avec la pluie, bonjour les glissades…et une fois je faire la descente de nuit…sans frontale mais à l’aide de la lampe de mon iphone. 

Pas raisonnable tout ça…mais tellement bon comme petite aventure avec tous ses sens aux abois.


Mais bon ça passe avec quelques glissades sans conséquence. Mais bon, entraînement pour ce qui risque de m’arriver à un moment sur la diagonale des fous dans quelques mois.

Où se préparer pour la diagonale des fous? 

Quand tu prépares la diagonale des fous et que tu as la chance d’être sur ile volcanique qui y ressemble, tu fais quoi? Tu en profites pour travailler la technique car les terrains de jeu sont presque les mêmes.Et oui je suis à Tahiti…où il n’y a pas que des plages de sables, du soleil et des vahine. 


Il y a aussi un formidable terrain de jeu pour trailers et randonneurs.

Par contre ici, pas de sentiers bien entretenus comme sur l’Ile de la Réunion avec les panneaux qui vont bien. 


Le polynésien est tournée vers la mer et la pirogue…moins vers les sommets. 

Donc le trailer métropolitain est en terra incognita:). Place à l’aventure et aux risques qui vont avec.


Après une semaine de boulot (et oui faut bien travailler), place au week-end. 

La météo du samedi matin est pluvieuse : 

choix 1 : rester à l’hôtel et buller

choix 2 : partir en version on verra bien sur place

Evidemment choix 2 et je me retrouve sur un site où je suis censé regarder de jolies grottes…

je regarde puis je commence à monter de petites marches qui mènent à un chemin de plus en plus pentu et surtout sous une pluie fine qui met le terrain mode « holyday on ice ». Pour les dijonnais, c’est la OUF en version jungle : humide, glissant, racines, pierres qui roulent…

Pour monter on monte toujours en s’aidant des arbres, racines, enfin tout ce qui traîne…montée de 1km et 250 m de D+. J’espérais retomber sur un chemin plus carrossable pour éviter le toboggan du retour…perdu donc demi-tour sur le même parcours.

Je m’en sortirai avec deux belles glissades et quelques égratignures…merci aux arbres et aux lianes qui m’ont évité de descendre en glissade nous non stop qui m’aurait permis de battre le record mais avec billet gratuit pour le CHU.

Après toutes ces émotions, je programme une après-midi que je croyais plus cool l’après-midi : la vallée de Papeno. 

Une magnifique balade sur une piste 4×4 avec la jungle et une cascade à gros débit tous les 500 mètres…le paradis.


Puis le vrai chemin commence…le sentier engagé mais surtout plusieurs passages à gué de la rivière…et là je suis pas fier. Je m’en sortirai avec un simple demi-plongeon sans gravité.


Les Hoka Mafate prennent « cher » mais tiennent bon pour le moment. Un tour chez Terre de Running Quetigny s’imposera à mon retour pour changer les pneus:)

Suite des aventures demain avec l’ascension du Mont Aorai.

Trail de la Chouette 


J’étais pas très confiant ce matin avant le Trail de la Chouette…entraînement moyen depuis 10 jours et un parcours exigeant : 29 kms et 1450 de D+.Allez on ne psychote pas, je passe chercher mes deux copains TDR qui courent la même distance et je m’aligne au départ.


…après la traditionnelle photo de départ réalisée avec talent par Christian😉


Je pars sur un rythme encore plus lent que d’habitude pour tenter de réchauffer ce corps en petite forme…ça tombe bien il fait grand soleil et il fait déjà bon. J’en profite pour papoter avec Jo venu assister au départ…vivement son retour sur les chemins. Le Trail de la Chouette commence par descendre et ça me va bien. Jusqu’au 8 ème km, je me fais régulièrement doubler, rien d’inquiétant le diesel cinquantenaire met un peu de temps à prendre son rythme de croisière.


Les places se stabilisent et les choses sérieuses commencent avec du D+ et du D-. C’est plutôt technique et heureusement le terrain est sec et les cordes et les petits arbustes sur les bords du chemin aident les trailers à tenir en équilibre. 

Le parcours de ce Trail est juste magnifique sans doute le plus beau autour de Dijon. Ça se mérite mais ça vaut le coup. Avec l’arrivée du dénivelé je remonte quelques places…bon pour le moral.

Et puis arrive le spot de la course : la descente de la OUF …et la remontée de la contre-OUF. 


La descente est juste improbable, il faut déraper dans les cailloux en essayant de limiter sa prise de vitesse…heureusement pas d’humidité et de gros arbres pour me retenir. Je ne connais pas de descente plus difficile. 

Une fois en bas, il faut remonter la contre-OUF. Un mur! En général, je monte toutes les côtes à mon rythme mais sans m’arrêter. Là, j’ai trouvé mon maître, je m’arrête à 5 reprises en m’appuyant contre un arbre. Je ne suis pas le seul, évidemment. 27 minutes pour monter 1 km!


En haut, un ravitaillement me permet de m’asperger d’eau pour reprendre mes esprits. Quelques secondes plus tard, je repars en trottinant et à ma grande surprise beaucoup de trailers marchent…j’en profite sur cette fin de parcours très roulante pour regagner une dizaine de place. 


Une dernière petite montée et c’est l’arche d’arrivée. Maintenant c’est finish avec ma moitié, eau, bière et massage. Ensuite, on refait la course avec les amis trailers. Au centre des conversations? LA OUF DE LA MORT lol