L’UT4M challenge, un beau défi!

C’était le défi de l’été, courir 168 kms en 4 étapes avec 11 000 de D+. J’étais confiant avec un niveau de forme et d’entraînement correct.

L’Oisans

Au menu de cette première étape, le massif de l’Oisans nous était proposé. Lever matinal, un petit tour de bus et me voilà sur la ligne de départ. Il fait encore nuit et la frontale est de sortie. La journée est annoncée chaude et ensoleillée.

Comme c’est souvent le cas dans ces trails montagnards, le profil est assez simple : une grande montée puis une grande descente. Ne cherchez pas le plat, il n’y en a pas…

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La longue montée se termine par l’ascension du Pas de la Vache en plein soleil. L’organisme est mis à rude épreuve mais le paysage est magnifique ce qui justifie quelques pauses bienvenues le temps de prendre une photo. Jusque-là tout va bien et je suis plutôt satisfait du rythme tenu.

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Puis vient la grande descente du Taillefer…et là tout bascule. Mes fascia lata sont complétement inflammés et il m’est impossible de courir vu le dénivelé et la technicité du sol. Il va falloir marcher et plus de 20 coureurs vont me dépasser sans que je puisse réagir…rageant.

Retour à Grenoble en navette et direction la kiné qui j’espère va faire des miracles. Elle s’appelle Camille et elle va se faire un malin plaisir à masser ces fascia lata…ça pique mais je n’ai pas le choix si je veux avoir une chance de recourir demain.

Belledonne

Petit tour de navette puis je me retrouve sur la ligne de départ. Il fait jour, il fait beau mais je suis en plein doute. L’organisation nous fait une petite surprise en nous ajoutant 3 kms à parcourir dans le village avant d’attaquer … le kilomètre vertical ! 1000 m de D+ sur 4 kms. Ca pique mais la montée se fait dans le silence chacun gardant ses forces et se concentrant sur son effort. Arrivée au bout de ce morceau de choix, le passage est magnifique, agrémenté de lacs et sous le soleil. J’avance bien sur cette partie presque plate…mais un nouveau sommet nous attend : le Grand Colon. C’est pentu mais ça se fait bien et encore une jolie vue au sommet.

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Il faut désormais redescendre et la première partie est très technique et ne permet pas de courir. Etre vigilant pour ne pas chuter est mon seul objectif. Je fais cette descente avec Bernard avec qui nous avons le temps de discuter. C’est sympa et le temps passe plus vite. Ca remonte un peu le long d’un magnifique torrent.

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La fin du parcours est assez roulante et c’est donc l’instant de vérité. Les fascia sont-ils d’attaque? Et bien oui ! Par contre les quadriceps sont en feu mais ça n’empêche pas de courir. Je prends un bon rythme et je double près de 10 coureurs. C’est bon pour le moral. Je passe la ligne d’arrivée et j’ai juste le temps d’attraper une bouteille de Vichy Saint-Yorre et de sauter dans la première navette qui nous ramène à Grenoble. Pas de kiné aujourd’hui, je privilégie le repos et donc un retour à l’hôtel.

Le Vercors

Pour cette étape, l’organisation a la bonne idée de nous faire partir avec les concurrents de l’UT4M xtrem. Il y a du monde et nous bénéficions de l’ambiance et de quelques kms de plat.

C’est reparti ensuite pour la grande montée habituelle que je monte au train en sachant  que la fatigue se fait quand même un peu sentir.

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L’arrivée sur le haut du Vercors avec ses roches imposantes sera ma récompense. Magnifique !

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Ensuite c’est la traditionnelle longue descente vers la ligne d’arrivée. Le chemin est plutôt correct pour trotîner mais les cailloux sont pièjeux et font très mal aux pieds…Je vais chuter deux fois heureusement sans dommage. Une des chutes sur des rochers glissants aurait pu être dangereuse mais je m’en sors avec un bel hématome sur l’avant-bras et un bon coup dans le dos. Je me remets à courir, apparemment rien de casser, allez on avance !

A l’arrivée, je sens que les pieds ont soufferts et je découvre deux belles ampoules et un orteil inflammé et très douloureux…Comment vais-je pouvoir courir la quatrième étape ? Je ne trouve pas de podologue au Palais des sports de Grenoble et je rentre à l’hôtel, pas très confiant pour le lendemain…ça promet d’autant plus que l’organisation a annoncé une météo très pluvieuse.

La Chartreuse

Dernier petit tour de navette et sur place une heure avant le départ. C’est un peu long mais j’en profite pour m’allonger dans l’herbe ça pour le moment il ne pleut pas…ouf, nous partirons au sec.

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J’ai protégé mes pieds comme j’ai pu mais je crains d’avoir à faire tout le trajet en marchant. La journée s’annonce longue mais je me lance avec les autres trailers dans l’habituelle longue ascension. En montée la douleur est supportable et j’essaye de m’accrocher à un groupe qui avance bien. J’appuie au maximum sur mes bâtons pour limiter les appuis des membres inférieurs.

Après 3 heures au sec, la pluie se met à tomber et de plus en plus fort. J’enfile à contre-cœur les vêtements de pluie. Cette météo ne m’empêche pas d’avancer mais, par contre, la vue est complétement bouchée et je ne vois pas grand-chose à part mes pieds au travers de mes verres de lunettes embuées. La fête quoi !

J’arrive au ravitaillement avant l’ascension du sommet de « Chamechaude », il pleut des cordes et j’apprécie la soupe chaude qui est servie. L’ambiance est sympa et ça rigole. L’organisation annonce à ce moment-là la fermeture « de Chamechaude » devenue impraticable. Cela raccourcira le parcours de 2 kms. Pas de regret car de toute façon, je n’aurai pas pu apprécier les paysages.

Nous passons sur un petit plateau où je réussis enfin à prendre une photo sans pluie…qui va d’ailleurs diminuer d’intensité et s’arrêter à l’approche de Grenoble.

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Avant d’entamer la grande descente vers Grenoble, je retire les cailloux de me chaussures car mes pieds ne les supporteront pas. Je décide de trottiner car de toute façon la douleur est identique en courant ou en marchant. Donc autant abréger ses souffrances et y aller en se fixant comme objectif chaque ravitaillement où je m’autoriserai une pause de 5 minutes.

Les chemins sont boueux dans la première partie puis caillouteux sur la deuxième partie. Un bonheur pour me pétons.

A partir de la Bastille qui surplombe Grenoble, j’entends le speaker qui s’égosille sur la ligne d’arrivée…plutôt bon signe mais ça serpente sec et il reste près de 8 kms à parcourir. Allez, on profite de ces derniers instants sans trop regarder sa montre.

La traversée de Grenoble est tranquille et les quelques passants ne sont pas très enthousiastes. Dommage.

Heureusement, dans le Parc du Palais des Sports, l’ambiance monte d’un cran pour saluer le tour des 4 massifs. Je passe la ligne d’arrivée et j’apprécie à sa juste valeur le moment jubilatoire où l’on se glisse dans la tenue du FINISHER !

CLASSEMENT : 97 ème sur 125 arrivants et 176 inscrits Team Terre De Running Quetigny
39 heures 57 mn et 11 s (dont 2h 50mn de pénalités liés au changement de parcours).

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Trail de la Vallée de l’Ouche 

Aujourd’hui au programme, un trail de 27 kms et 1350 mètres de D+ : le trail de la Vallée de l’Ouche. Je connais bien ce trail qui m’a plutôt porté chance puisqu’il a été le lieu de mon seul podium master 1.Après une période de méforme liée à quelques problèmes d’estomac, la forme semblait revenir lors des derniers entrainements. Allez on y croit. 

Sur la ligne de départ nous sommes près de 120 coureurs…le soleil a fait sortir le trailer.

Je pars assez doucement car ça monte et je ne me suis pas échauffé. De toute façon, je pars pour plus de 3 heures donc on reste calme.

Je suis en milieu de peloton à la soixantième place et les jambes ont l’air de vouloir répondre.

Le parcours est exigeant avec une alternance de montées bien casse-pattes et des descentes plutôt techniques où il est difficile d’envoyer.

Par contre, il est superbe. Single, roches, forêts, et passage dans une grotte bien fraîche. 

Côté course, je remonte et je suis 40 ème vers le 20 ème km…ayant opté pour le sac à dos je zappe les ravitos et ça paye. Je me retrouve à courir avec des trailers que je connais et que je n’ai pas vu depuis un moment…c’est sûr j’y suis.

Le podium semble jouable mais un trailer de ma catégorie m’attaque dans une montée. Il court et je marche. Je prends l’option prudente et reste sur mon rythme mais dès la fin de la montée, je contre attaque et le rattrappe assez aisément. Il ne me reverra plus car je finis plutôt bien avec une fin en descente qui me convient parfaitement. 

Résultat : 29 ème en 3h14 et podium, 3 ème master 2.

Une belle journée, une organisation au top et une bonne bière partagée avec mon copain Jo. 

un trail exigeant!

Vendredi soir…20h00…je reçois un sms de mon pote pour covoiturer pour se rendre au trail de Fontenay. Tiens bizarre, le trail c’est dimanche…enfin c’est ce que je croyais, le trail est bien programmé samedi à 16h00!Là, j’ai tout faux, car je me suis tapé un entrainement assez costaud ce vendredi et courir un trail de 33 kms avec 1000 de D+ ça va être compliqué. De plus, les 15 jours passés sans courir pendant mon trek à la Réunion me font douter.

J’hésite…y aller, rester couché? Finalement, je décide d’y aller, on verra.

Quelques minutes avant le départ, tous les trailers font le même constat : il fait chaud et les pluies de la veille ont rendu le terrain bien gras. Ca va être la fête.


Le départ est donné et le parcours commence par un faux plat descendant, parfait pour s’échauffer avec mes deux amis Christian et Jo que je ne pourrai pas suivre aujourd’hui:) 

Le parcours est très plaisant et nous nous retrouvons très vite en sous bois avec de nombreux passages au dessus ou à côté de cours d’eau. Superbe avec en bonus, la traversée du parc de l’Abbaye de Fontenay, tout cela sous un beau soleil.

Très vite se présente un premier mur…ça pique dans les cuisses, ça glisse, et je finirai comme beaucoup de trailer à quatre pattes pour finir l’ascension. Nous aurons le plaisir de 3 autres montées du même calibre.

Tout se passe plutôt bien pour moi jusqu’au 15 ème km. A ce moment là je cours avec Olivier et nous nous relayons sur un bon rythme. Et là sur petite descente bien glissante, c’est la chute avec mon mollet qui est pétrifié par une crampe. 

Je me relève, je trottine…ça a l’air d’aller et on reprend son rythme avec quelques minutes de perdu. 


Je me retrouve un peu seul, avec personne devant ni derrière. Pas génial. Je poursuis mon effort en espérant rattrapper quelques trailers partis trop vite sur ce trail assez exigeant.


Après quelques kms, j’aperçois enfin un trailer et je me lance à sa poursuite…j’en rattraperai ainsi 3. Je finis plutôt bien ce qui me rassure sur mon état de forme pour la suite.

Allez, c’est l’heure des discussions avec les potes. 

Quand la forme n’est pas là…

Lors de mes séances d’entraînement de la semaine, les sensations n’étaient pas au rendez-vous. Aucun jus et impossibilité d’accèlèrer.


Donc ce matin, sur la ligne de départ du Trail des Vignes (30 kms et 700 D+), je ne me faisais pas trop d’illusion sur ma performance du jour.

Nous sommes chanceux car malgré un temps orageux nous resterons au sec toute la journée! Mais les pluies de la nuit ont rendu le parcours boueux ce qui ne va pas faciliter nos déplacements.

Le départ est donné à 10h00 et après quelques kilométres, je ne peux que constater que les jambes ne sont pas revenues. J’essaye d’accélérer à plusieurs reprises mais le corps ne répond pas.

A mi parcours, l’idée d’arréter s’installe dans mon esprit…un premier abandon?

Non. Le mental reprend le dessus et ma liste du pourquoi je dois continuer s’écrit toute seule :

  • ta femme t’attend à l’arrivée,
  • tu dois porter le maillot du team Terre de Running à l’arrivée,

  • tu cours pour une association qui aide les enfants atteints du cancer, coup de pouce,

  • tu peux peut être encore marquer quelques points au challenge trail…

Plusieurs coureurs me double et je ne peux pas les suivre. Heureusement je vais croiser deux Terre de Runner qui vont me relancer un peu : Stéphane qui hélas à chuter et Hervé qui va m’accompagner sur la fin du parcours.


Malgré cette contre performance, j’ai passé une excellente journée avec mes amis trailer. Bravo à tous ceux qui ont réalisé une belle performance et tous mes encouragements à tous ceux qui comme moi aujourd’hui ont connu un petit coup’de mou:).

trail du Mont Afrique…la chaleur de retour! 

J’y vais ou j’y vais pas à ce Trail du Mont Afrique. J’ai pas totalement récupéré des entrainements de la semaine, il fait chaud, et…puis…et puis. Oh là, c’est quoi tous ces messages négatifs! Allez on se bouge le boule et on y va!C’est parti pour 16 kms et 400 de D+.

Après 1 km de plat, il nous est proposé un mur à 40% que je grimpe tranquille. Ensuite c’est descendant ou très plat…ça j’aime pas trop mais ça m’oblige à forcer un peu ma nature sur presque 10 kms quand même.


Heureusement la fin m’est plus sympathique avec de belles descentes, quelques montées et un joli single. Là, je prends mon pied.

Sur la fin de course, conscient que je ne suis un peu juste au niveau récupèration, je décide de finir sans trop forcer…mais j’aperçois un coureur à 150 mètres et le finish est en descente…allez on envoie la sauce et je finis à fond…


Résultat 17 ème et deuxième V2…un nouveau podium…et je ne m’en lasse pas.

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Bravo à l’organisation sans faille et bravo aux copains Pascal, Hervé et Jérôme.

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