Où se préparer pour la diagonale des fous? 

Quand tu prépares la diagonale des fous et que tu as la chance d’être sur ile volcanique qui y ressemble, tu fais quoi? Tu en profites pour travailler la technique car les terrains de jeu sont presque les mêmes.Et oui je suis à Tahiti…où il n’y a pas que des plages de sables, du soleil et des vahine. 


Il y a aussi un formidable terrain de jeu pour trailers et randonneurs.

Par contre ici, pas de sentiers bien entretenus comme sur l’Ile de la Réunion avec les panneaux qui vont bien. 


Le polynésien est tournée vers la mer et la pirogue…moins vers les sommets. 

Donc le trailer métropolitain est en terra incognita:). Place à l’aventure et aux risques qui vont avec.


Après une semaine de boulot (et oui faut bien travailler), place au week-end. 

La météo du samedi matin est pluvieuse : 

choix 1 : rester à l’hôtel et buller

choix 2 : partir en version on verra bien sur place

Evidemment choix 2 et je me retrouve sur un site où je suis censé regarder de jolies grottes…

je regarde puis je commence à monter de petites marches qui mènent à un chemin de plus en plus pentu et surtout sous une pluie fine qui met le terrain mode « holyday on ice ». Pour les dijonnais, c’est la OUF en version jungle : humide, glissant, racines, pierres qui roulent…

Pour monter on monte toujours en s’aidant des arbres, racines, enfin tout ce qui traîne…montée de 1km et 250 m de D+. J’espérais retomber sur un chemin plus carrossable pour éviter le toboggan du retour…perdu donc demi-tour sur le même parcours.

Je m’en sortirai avec deux belles glissades et quelques égratignures…merci aux arbres et aux lianes qui m’ont évité de descendre en glissade nous non stop qui m’aurait permis de battre le record mais avec billet gratuit pour le CHU.

Après toutes ces émotions, je programme une après-midi que je croyais plus cool l’après-midi : la vallée de Papeno. 

Une magnifique balade sur une piste 4×4 avec la jungle et une cascade à gros débit tous les 500 mètres…le paradis.


Puis le vrai chemin commence…le sentier engagé mais surtout plusieurs passages à gué de la rivière…et là je suis pas fier. Je m’en sortirai avec un simple demi-plongeon sans gravité.


Les Hoka Mafate prennent « cher » mais tiennent bon pour le moment. Un tour chez Terre de Running Quetigny s’imposera à mon retour pour changer les pneus:)

Suite des aventures demain avec l’ascension du Mont Aorai.

Trail de la Chouette 


J’étais pas très confiant ce matin avant le Trail de la Chouette…entraînement moyen depuis 10 jours et un parcours exigeant : 29 kms et 1450 de D+.Allez on ne psychote pas, je passe chercher mes deux copains TDR qui courent la même distance et je m’aligne au départ.


…après la traditionnelle photo de départ réalisée avec talent par Christian😉


Je pars sur un rythme encore plus lent que d’habitude pour tenter de réchauffer ce corps en petite forme…ça tombe bien il fait grand soleil et il fait déjà bon. J’en profite pour papoter avec Jo venu assister au départ…vivement son retour sur les chemins. Le Trail de la Chouette commence par descendre et ça me va bien. Jusqu’au 8 ème km, je me fais régulièrement doubler, rien d’inquiétant le diesel cinquantenaire met un peu de temps à prendre son rythme de croisière.


Les places se stabilisent et les choses sérieuses commencent avec du D+ et du D-. C’est plutôt technique et heureusement le terrain est sec et les cordes et les petits arbustes sur les bords du chemin aident les trailers à tenir en équilibre. 

Le parcours de ce Trail est juste magnifique sans doute le plus beau autour de Dijon. Ça se mérite mais ça vaut le coup. Avec l’arrivée du dénivelé je remonte quelques places…bon pour le moral.

Et puis arrive le spot de la course : la descente de la OUF …et la remontée de la contre-OUF. 


La descente est juste improbable, il faut déraper dans les cailloux en essayant de limiter sa prise de vitesse…heureusement pas d’humidité et de gros arbres pour me retenir. Je ne connais pas de descente plus difficile. 

Une fois en bas, il faut remonter la contre-OUF. Un mur! En général, je monte toutes les côtes à mon rythme mais sans m’arrêter. Là, j’ai trouvé mon maître, je m’arrête à 5 reprises en m’appuyant contre un arbre. Je ne suis pas le seul, évidemment. 27 minutes pour monter 1 km!


En haut, un ravitaillement me permet de m’asperger d’eau pour reprendre mes esprits. Quelques secondes plus tard, je repars en trottinant et à ma grande surprise beaucoup de trailers marchent…j’en profite sur cette fin de parcours très roulante pour regagner une dizaine de place. 


Une dernière petite montée et c’est l’arche d’arrivée. Maintenant c’est finish avec ma moitié, eau, bière et massage. Ensuite, on refait la course avec les amis trailers. Au centre des conversations? LA OUF DE LA MORT lol

Pas prévu…mais pas déçu


C’était pas prévu et franchement décider à 2 heures du départ de courir un 10 kms plat comme une limande c’est pas mon kif. En plus toujours une douleur à l’aine. Alors qu’est que je fais sur cette ligne de départ avec les bitumeux?  

Tout simplement, il s’agit d’une course pour une bonne cause organisé par un copain en partenariat avec mon team Terre de Running Quetigny. 

Cela signifie qu’il y aura de nombreux copains au m2 et que l’ambiance sera à la fête solidaire et conviviale.

Maintenant parlons course.L’objectif était de faire une sortie tranquille à 12 km/h. Le départ est donné et je pars aux sensations qui me font courir à 14 km/h sans trop de mal. Je continue sur ce tempo et je remonte tranquillou la file des coureurs. 

Vers le 5 ème km les places sont stabilisées et je me retrouve à batailler avec le 1ier V3 que je réussis à décrocher non sans mal. C’est sans enjeu mais ça permet de faire défiler les mètres plus vite:).


Au 7 ème, je rejoins un terre de runner, Emmanuel je crois, qui va me challenger ce qui me relance et m’évite de ralentir. Merci à lui. 


Je finis le dernier km seul et finis en 43 mn…inespéré et donc plutôt content.

Place aux remises des prix avec un podium collectif pour Terre de Running! 

Trail de la Pérouse 


img_2719J’ai longtemps hésité avant de m’inscrire au Trail de la Pérouse, 26 km sur et 850 D+. Une douleur désormais chronique à l’abdomen ne me permettra pas d’être compétitif…mais j’aime bien ce parcours, un des trains les plus joli du coin.L’argument qui fera pencher la balance est l’idée que sur la Diagonale des Fous en octobre, je devrais avancer même si les douleurs sont là…donc autant s’y préparer.

Je me retrouve ainsi sur la ligne de départ avec tous les amis Terre de Running. Nous avons de la chance : il fait frais mais il ne pleut pas, ce sera humide mais pas boueux.

Ça commence par une belle montée et je pars, encore plus que d’habitude, sur un rythme tranquille en sachant que j’ai volontairement zappé l’échauffement.

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Sur les 15 premiers kilomètres, tout se passe comme prévu mais à ce moment là la douleur se réveille…il va falloir faire avec. J’ai en plus à ce moment là un petit coup de moins bien qui durera jusqu’au 20 ème kilomètres. J’aime bien finalement ces moments où il faut gérer la misère…il faut puiser dans ses ressources en attendant que ça reparte.

Ça va repartir lorsque deux terres de runner vont me rejoindre, Vincent et Stéphane. Ca me rebooste et je me relance avec un petit retour d’énergie. Jusqu’à l’arrivée, Stéphane et moi allons nous relayer pour finir au mieux. Sympa comme fin de parcours. Finalement je finis en 2h37 contre 2h30 l’an passé…pas si mal vu l’état de la carcasse.

Maintenant place aux discussions avec les amis et aux podiums de Marion et Rose.

Un risque à courir

Rassurez vous…courir n’est pas une activité très risquée!  Sauf s’il s’agit d’un livre dans lequel l’imagination de l’auteur, Jean-Marie de Dinechin, en décide autrement.

J’ai lu ce livre avec plaisir en reparcourant avec lui les grands trails français au cours des différents chapitres.

Et surprise, j’y retrouve une course locale, la course du Mont Afrique!


Pour les intéressés, achat par internet uniquement 🙂